C Tout Elle

Je cherchais un espace où je pourrais tout dire, librement.

04 septembre 2007

Y'a pas que ça

emdr_france_MOYENNon, y'a pas que le kilo en moins, la journée a été éprouvante. Ce matin, rdv chez le psy pous une séance d'EMDR : Eye Movement Desensitization and Reprocessing ou thérapie par le traitement adaptatif de l'information.

Téléchargez la brochure ici : brochure patient
Le site de l'Association EMDR France : www.emdr-france.com


Voici ce que dit Wikipédia :

Principes de la thérapie

La thérapie EMDR repose sur un constat : simplement parler de son trauma ne suffit pas. Une personne traumatisée ne souhaite d'ailleurs pas évoquer le cœur de la scène traumatique dans la crainte d'être sur-traumatisée. L'EMDR crée un protocole sécurisant pour accompagner la personne dans son rappel du noyau traumatique. Ce rappel ne sollicite pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles. Une hypothèse est qu'en effectuant des associations libres, dans des séquences d'attention duelle, à partir de tous ces registres du noyau traumatique, des connexions mnésiques (mémoire implicite/explicite, procédurale/déclarative) et informationnelles la personne pouvait savoir que l'événement traumatique était passé. De fait, l'association libre est insuffisante et de plus ne se manifeste pas regulièrement au cours des traitements des traumatismes psychiques par l'EMDR. Pour arriver à mettre en place des reconnexions susceptibles de modifier la nature du noyau traumatique, il était utile d'y adjoindre une stimulation sensorielle, des mouvements oculaires par exemple. Ainsi de figé qu'il était, comme s'il avait eu lieu la veille, le souvenir est dès lors réinséré dans le processus de synthèse de la mémoire épisodique avec le statut de souvenir passé.

Francine Shapiro et la découverte de l'EMDR

La thérapie EMDR a été mise au point à la fin des années 1980 par une américaine, Francine Shapiro suite à une découverte fortuite. Étudiante en littérature, elle est atteinte d'un cancer qui bouleverse sa vie et la pousse à s'intéresser à la psychologie clinique. Elle raconte avoir découvert l'effet bénéfique des mouvements oculaires durant une promenade dans un bois en 1987, alors qu'elle cherchait un sujet de doctorat en psychologie. Deux ans après, elle publiait la première description de l'EMDR. Depuis elle a consacré sa carrière à la promotion et à la diffusion de cette thérapie, qui rencontra un succès fulgurant aux États-Unis, en même temps qu'il essuyait de vives critiques. Francine Shapiro est membre du Mental Research Institute de Palo Alto. Elle a obtenu en 1994, le Distinguished Scientific Achievement in Psychology Award de l'Association Californienne de Psychologie et en juin 2002, le prix Sigmund-Freud décerné à la fois par l'Association Mondiale de Psychothérapie et par la ville de Vienne.

L'entreprise commerciale EMDR Institute, Inc. est chargée d'assurer la diffusion de cette thérapie dans la communauté clinique.

Étapes de la pratique de la thérapie EMDR

La thérapie EMDR se pratique en huit étapes successives :

   1. Diagnostic et planification : la première phase de la thérapie consiste à s'assurer que l'EMDR est un traitement adapté au patient. Un aspect important de cette évaluation concerne la capacité de la personne à faire face aux souvenirs de l'événement traumatisant qui seront ravivés pendant la thérapie. Le thérapeute prépare alors avec le patient un plan de traitement.
   2. Préparation et relaxation : le thérapeute doit ensuite préparer son patient à l'EMDR en lui expliquant le déroulement de la thérapie. Il doit également s'assurer que le patient maîtrise quelques techniques de relaxation et est capable de contrôler les émotions succédant à une expérience désagréable.
   3. Évaluation : la phase suivante permet de déterminer les souvenirs qui feront l'objet du traitement. Pour chaque événement traumatisant, le patient doit choisir une image qui représente l'événement, une idée négative associée à l'événement (« cognition négative ») et une idée susceptible d'élever l'estime de soi (« cognition positive »). Le patient évalue alors la validité de l'idée positive sur une échelle numérique. Il associe également l'image traumatisante et l'idée négative et évalue l'ampleur de sa détresse sur une échelle numérique (de 0 - tout va bien à 10 - détresse intense).
   4. Désensibilisation : le patient continue à penser à l'image traumatisante et à l'idée négative alors que le thérapeute lui demande de suivre avec les yeux un point lumineux qu'il déplace dans l'espace. D'autres stimuli (bruits successifs à gauche et à droite, claquement des doigts, stimulation tactile, etc.) peuvent être également utilisés lors de cette phase. Le patient est encouragé à suivre les associations mentales qui se font naturellement pendant cet exercice et ce sont ces associations progressives qui sont censées être au cœur du traitement. Cette phase du traitment continue jusqu'à que le patient évalue sa détresse à 0 ou à 1 sur l'échelle introduite lors de la phase précédente.
   5. Ancrage : la phase suivante vise à associer l'idée positive à ce qu'il reste du souvenir de l'événement traumatisant. Quand l'évaluation de la détresse atteint 1 ou 0, le thérapeute demande au patient de penser à l'objectif fixé en début de séance. Les mouvements oculaires continuent jusqu'à que le patient évalue la validité de la cognition positive à 6 ou à 7 sur la première échelle utilisée durant la phase 3. Les étapes 3 à 5 recommencent à chaque séance pour une nouvelle image traumatisante.
   6. Bilan corporel (body-scan) : le patient garde à l'esprit l'événement traumatisant et l'idée positive à laquelle il a été associé durant la phase précédente et passe en revue systématiquement ses sensations corporelles. Le but de cette phase est de repérer des « tensions » ou des « sensations négatives » qui subsisteraient et d'aider à les dissiper toujours à l'aide de séries de mouvements oculaires.
   7. Conclusion : à la fin d'une séance, le thérapeute doit faire en sorte que son patient se trouve dans un état émotionnel stable que le traitement soit terminé ou non. Il prépare également son patient à réagir correctement (relaxation, etc.), au cas où le souvenir de l'expérience traumatisante surgirait entre les séances.
   8. Réévaluation : au début de la séance suivante le thérapeute demande au patient de repenser au but fixé lors de la séance précédente. En fonction des réactions du patient, il évalue l'effet de la thérapie et adapte son déroulement en conséquence. Vers la fin de la thérapie, le patient est invité à tenir un journal concernant les souvenirs travaillés pendant les séances et les associations qui lui viennent à l'esprit en dehors des séances.

Originalité de la Thérapie EMDR

Certains ont avancé que nombre d'aspects de la thérapie EMDR comme l'exposition au stimulus traumatisant, la relaxation et l'association étaient empruntés à d'autres méthodes classiques utilisées pour traiter les effets du stress post-traumatique. De fait, l'exposition au stimulus traumatisant est de trés courte durée contrairement à celle qui est requise au cours des Thérapies Cognitives et Comportementales, la mise en relaxation du patient n'est pas une caractéristique intrinsèque de la méthode de désensibilisation et de retraitement de l'information, même si elle précède souvent sa mise en oeuvre, pas plus que l'association libre ne s'observe systématiquement. L'aspect original de la technique est véritablement l'utilisation de mouvements oculaires ou d'autres stimulations sensorielles agissant sur le fonctionnement neuronal (Stickgold 2002). Cet aspect de la thérapie continue à faire l'objet de recherches.

Thérapie EMDR et stress post-traumatique

La thérapie EMDR a été spécifiquement développée comme une thérapie du syndrome de stress post-traumatique. Les études publiées (études de cas et essais cliniques) concernent donc principalement des patients souffrant de certaines formes d'anxiété à la suite d'un événement traumatisant. Deux populations sont particulièrement étudiées par les chercheurs : les femmes victimes de viol et les vétérans, essentiellement de la guerre du Viêt Nam. Peu de traitements validés existent pour les problèmes rencontrés par ces patients et aucune thérapie ne permet à coup sûr de les résoudre. Les thérapies les plus recommandées pour le traitement des États de Stress Post-Traumatique à l'heure actuelle sont des formes de thérapie cognitivo-comportementale, basées sur l'exposition contrôlée aux situations génératrices d'anxiété (exposure therapy) et l'EMDR.

L'absence de solution longtemps insatisfaisante pour ces patients et les promesses avancées par les créateurs de la thérapie EMDR ont suscité un intérêt grandissant et des controverses sur la validité scientifique de cette thérapie. La plupart des études concluent cependant à l'efficacité de la thérapie EMDR, et à sa reconnaissance dans certaines recommandations de traitement du syndrome de stress post-traumatique par des instances comme l'INSERM en France (2004), l'American Psychiatric Association (2004), le département de la défense et les hôpitaux des vétérans aux États-Unis (2004), le National Institute for Clinical Excellence du Royaume Uni (2005) (voir références ci-dessous).

La comparaison avec l'efficacité d'autres thérapies d'orientation cognitivo-comportementale montre des effets comparables immédiatement après la période de traitement et sur le long terme (jusqu'à 15 mois de suivi), sans que la thérapie EMDR ne requière les multiples séances d'auto-exposition hors des séances de traitement qui sont nécessaires pour l'efficacité des autres approches[1].

La thérapie EMDR s'est aussi avérée efficace dans le traitement d'autres troubles psychologiques qui se sont développés dans le contexte d'événements de vie douloureux. Ceci comprend le traitement des états de deuil suite à la perte d'un être cher[2], les troubles de la conduite avec aggressivité des adolescents[3], ou les phobies dentaires[4].

La complexité de ce type d'évaluation et différentes limites des procédures employées ne permettent cependant pas de se prononcer d'une manière absolue pour ce qui est de l'efficacité de l'EMDR (et des autres thérapies) ou sur la disparition complète des symptômes à long terme, bien que l'on n'ait pas jusqu'à ce jour rapporté de cas de rechute pour ce qui est de l'EMDR, après un recul de près de 20 ans. On peut par contre affirmer que les résultats paraissent particulièrement bons à court et moyen terme sur une échelle de « détresse subjective » liée à une image particulière (subjective unit of disturbance).

Mouvements oculaires et Thérapie EMDR
Modèle initial

L'originalité de l'EMDR est l'utilisation de mouvements oculaires rapides durant la phase d'exposition imaginaire à la situation traumatisante. Ces mouvements oculaires rappelleraient ceux que l'on enregistre durant le sommeil. Ils faciliteraient le traitement des informations à l'origine de la souffrance du patient et relanceraient les processus bloqués par le stress. De nombreuses recherches contemporaines se poursuivent pour expliquer ces effets et valider empiriquement le modèle proposé par Francine Shapiro.

La procédure utilisée par l'EMDR s'appuie également sur de nombreuses autres approches thérapeutiques et a peu évolué depuis l'apparition de cette technique. Ces caractéristiques, justifiées par le souci d'optimiser l'efficacité du traitement, pourraient rendre difficile une évaluation précise de son efficacité. Son éclectisme et sa complexité permettent de nombreuses interprétations divergentes des résultats obtenus. Selon ses partisans, les résultats obtenus grâce à cette thérapie seraient probants dans la majorité des cas (plus de 80%).

Ces études menées auraient réussi à convaincre de l'efficacité non seulement de l’efficacité des mouvements oculaires dans la thérapie, mais aussi de toute autre forme de stimulation sensorielle cérébrale alternée (par le toucher ou par des sons). Les résultats obtenus par l'EMDR seraient supérieurs à ceux de la plupart des autres psychothérapies, et équivalents à ceux présentés par les thérapies cognitivo-comportementales, avec lesquelles la thérapie EMDR partage la procédure classique d'exposition contrôlée au stimulus anxiogène. La différence étant la durée de cette exposition, quelques minutes pour la thérapie EMDR, plusieurs heures durant plusieurs jours suivis d’exercices et devoirs à la maison, pour cette dernière. Ce que les thérapies comportementales et cognitives obtiennent en 6 ou 8 mois, la thérapie EMDR pourrait parfois le réaliser en une séance. Rien ne permet toutefois à l'heure actuelle d'affirmer que l'effet bénéfique de l'EMDR n'est pas, pour une part, lié à la procédure classique d'exposition contrôlée au stimulus anxiogène, bien qu'elle soit effectivement comparativement de très courte durée et que l'inefficacité d'une telle exposition ait été pourtant prouvée par ailleurs.

Modèle Actuel

Le travail de Francine Shapiro a permis de reconsidérer sur un plan psychoneurologique les pathologies d’origine traumatiques. On peut effectivement faire certaines hypothèses allant dans ce sens aussi bien pour ce qui est d'expliquer le mode de fonctionnement de l'EMDR que les Etats de stress post-traumatiques. En effet, ces derniers n'apparaissent plus désormais seulement sur un plan sémantique, comme dus à la confrontation du sujet au "réel" de la mort, mais comme dépendants d'un processus neurologique. Ce processus oppose un principe de survie et un principe de traitement de l’information. Celle-ci durant la phase de relâchement parasympathique passe d’une zone de stockage provisoire (l’hippocampe) à une zone de stockage à long terme (le cortex cérébral). Mais quand une victime d’un traumatisme relâche son contrôle, elle revit l'événement et elle se sent de nouveau en danger, ce qui stoppe aussitôt le processus de traitement. L’information reste donc en l'état et se présente sans cesse à la conscience (Roques 2004).

Il semblerait donc que le fait d’amener au cours de la séance d'EMDR le patient à conserver un état d’attention double — à la fois sur le souvenir traumatique (pareillement donc aux thérapies comportementales) et sur une stimulation sensorielle bilatérale alternée (visuelle, tactile, ou auditive) — ait pour effet d’envoyer en direction des centres de la peur (notamment l’amygdale) des informations progressivement apaisantes. En effet, il a été prouvé que les mouvements oculaires s’accompagnent d’une activité cholinergique (Hobson 1988), c'est-à-dire de relâchement. Un lien s’établit donc entre l’état de mal-être revécu par la personne centrée sur son souvenir et l’état de bien-être apporté par les mouvements oculaires dans un contexte de sécurité. Ce lien expliquerait le retraitement de l’information dysfonctionnelle propre aux traumatismes psychiques (Roques 2007).

Vers un autre modèle ?

Au sein des praticiens membres d'EMDR France, existe un débat scientifique vivant qui porte sur le modèle actuel : puisque l'EMDR est efficace, qu'est-ce qui fait sa spécificité ?

Deux pistes pourraient être écartées : les mouvements oculaires et les mouvements alternés.

L'EMDR n'a rien à voir avec les yeux puisqu'il est possible de remplacer les mouvements oculaires par des stimulations tactiles ou sonores avec des résultats strictement similaires. Les mouvements oculaires ne sont donc pas le spécifique de la technique.

Ce spécifique résiderait-il dans des stimulations sensorielles bilatérales alternées accompagnant les associations libres lors du rappel du moment le plus important du traumatisme ?

Une étude pilote (sujets inférieurs à 20) animée par David Servan-Schreiber (2006) a montré que l'on obtenait d'aussi bons résultats en utilisant des stimulations (tactiles et sonores) non alternées. Pour cette étude pilote, l'alternance pourrait éventuellement montrer un léger gain (ce qui élimine la nature cruciale et spécifique de ce paramètre) pour des traumas répondant à une séance EMDR unique - une situation qui ne correspond pas du tout aux conditions-type d'une thérapie post-traumatique.

La stimulation alternée ne semble donc pas être – en tant que telle – le spécifique de l'EMDR même s'il s'agit d'une piste qui reste à explorer.

La croyance dans l'efficacité des mouvements oculaires ou des stimulations sensorielles bilatérales alternées repose sur un modèle neurologique où l'activation alternée des hémisphères cérébraux faciliterait un travail de reconnexion de modules de traitement de l'information (émotionnels, mnésiques, comportementaux) dissociés par le trauma. Cette hypothèse peut paraître naïve compte tenu de l'hyper-complexité des réseaux neuronaux et plus largement biologiques en jeu dans une situation de stress post-traumatique. C'est la simplicité de cette hypothèse qui est au centre des critiques des détracteurs de l'EMDR, qui risque alors d'apparaître comme une para-science - ce qui décrédibiliserait ses résultats thérapeutiques pourtant avérés.

L'enjeu, important pour la crédibilité de la technique, consiste donc à promouvoir un nouveau modèle ne faisant pas appel à des hypothèses neurologiques aujourd'hui indécidables et sans doute beaucoup plus complexes que celles actuellement proposées, un modèle qui validerait le caractère non nécessaire, comme tel, des mouvements oculaires ou autres mouvements alternés mais qui expliquerait différemment l'importance de l'utilisation d'une stimulation sensorielle lors de la phase d'association.

Ces stimulations pourraient, dans cet autre modèle - provisoire - , avoir pour fonction :

a) D'induire un état modifié de conscience facilitant les processus d'auto-guérison. Il n'y a pas aujourd'hui de modèle satisfaisant pour rendre compte de ce type d'état.

b) De saturer l'empan attentionnel de stimuli non verbaux qui activent le registre psychocorporel et donc l'orientation de l'attention sur ce champ. Cette saturation relative inhiberait l'activation de certaines défenses et censures, ce qui explique la fluidité des associations. Le phénomène serait donc essentiellement attentionnel (Shapiro, 2002).

c) De constituer une suggestion gestuelle de transformation, d'activation.

d) D'être un rappel constant de la présence et de l'accompagnement guidant du thérapeute – ce qui permet au patient de se connecter en sécurité au cœur du trauma.

Bref, les stimulations seraient des excipients si on se place sur le terrain d'un modèle faisant appel à un mécanisme neurologique direct mais bel et bien des principes actifs dans le registre de la suggestion et de l'étayage, processus complexes pluri-dimensionnels qui ont pourtant indéniablement une inscription cérébrale.

L'existence de ce débat démontre, s'il le fallait, la nature scientifique de l'EMDR.

Informations complémentaires

Savoir quels composants étaient actifs en EMDR a dès le début été un des buts de la recherche. En effet, même si dès la première étude contrôlée présentée par Francine Shapiro en 1989, il était démontré que seul les patients ayant effectué des mouvements oculaires voyaient leur niveau d’angoisse décroître et leur confiance en eux-mêmes s’améliorer, on ne pouvait affirmer avec certitude que c’était seulement ce composant qui était actif. Pourtant le groupe de contrôle qui avait seulement reçu tous les autres composants du protocole sauf celui-la, au contraire, montrait une angoisse accrue, ce qui est cohérent avec les réponses aux phases initiales des procédures d’immersion trouvées par d'autres chercheurs (Boudewyns & Shipley, 1983).

Il faut reconnaître l’existence d’une controverse sur l’origine des effets de l’EMDR, en particulier sur le rôle des mouvements oculaires. Certains détracteurs affirment même que l’EMDR ne résulte que d’un effet placebo ou de la thérapie d’exposition et pas des mouvements oculaires ou de tout autre forme de stimulation kinesthésique.

Le rôle des mouvements oculaires n’est pas établi dans tous les cas, puisqu'on peut obtenir des résultats thérapeutiques comparables avec des stimulations tactiles ou auditives. Cependant ceci n’est pas tout à fait vrai non plus. En effet, l’expérience clinique montre que cela dépend des sujets. Certains répondent exclusivement à une stimulation oculaire et pas du tout à un autre mode et réciproquement. De toute évidence, certaines personnes ont une prépondérance visuelle, d’autres tactile, d’autres auditive, ce qu’un pédagogue comme Antoine de la Garanderie avait déjà remarqué.

La recherche s’est donc évertuée à faire des analyses de composants. Mais elles sont très difficiles à mettre en œuvre. Francine Shapiro (1996, 2001) reconnaît d'ailleurs elle-même que celles qui ont été faites « ont souffert de conditions de contrôle inadaptées, de populations de sujets inappropriées et d’un nombre de sujets inadéquat ». La seule indication qu’on ait depuis le début, et qui est suggérée depuis par l’observation clinique dans le traitement des ESPT (Etats de Stress Post Traumatique) aussi bien que par certaines études, est qu’une stimulation sensorielle est nécessaire pour obtenir une désensibilisation et un retraitement des informations dysfonctionnelles. Une liste de ces études peut être consultée sur le site d’EMDR-France. Plusieurs questions se posent alors auxquelles on peut répondre, dont :

1. Quel type de stimulation ?

- Nous savons que la stimulation peut être selon les cas visuelle, auditive, tactile.

2. Sous quel mode (bilatéral, intermittent, continu) ?

L’étude faite sous la direction de David Servan-Schreiber (2006) à partir de sons et de vibrations sur 20 sujets permet de donner un commencement de réponse. Elle suggère effectivement une supériorité de la stimulation bilatérale intermittente alternée par rapport à une stimulation bilatérale intermittente ou en continu. En effet entre le début et la fin de la séance la réduction du niveau de perturbation était de plus de 9 points sur une échelle de 10 pour la stimulation bilatérale intermittente alternée, de plus de 6 points pour la stimulation bilatérale intermittente simple et de moins de 6 points pour la stimulation bilatérale continue. Parmi les éléments forts de cette étude, il faut souligner le fait qu’elle a été randomisée (constitution de trois groupes de patients pris au hasard après vérification par réponse à un questionnaire d’un ESPT (Etats de Stress Post Traumatique)), faite en aveugle par des thérapeutes correctement formés au maniement de la méthode, suivant le protocole standard, mais ignorant le type de stimulation reçu par le patient. Parmi ses points faibles, on soulignera le fait qu’il n'y ait pas eu de groupe de contrôle ne recevant aucune stimulation sensorielle et que l’échantillon de 20 personnes est relativement petit. Il est certain que ce genre d’étude gagnerait à être répété.

On peut ajouter encore, dans le cadre de cette réponse à la deuxième question, que le mouvement en lui-même (pour ce qui est des mouvements oculaires) ne paraît pas suffisant. Quand des patients bougent les yeux uniquement d’une manière automatique, la désensibilisation semble ne pas s’effectuer, même si de fortes émotions sont exprimées. Il faut faire en sorte qu’ils soient attentifs à la stimulation sensorielle concomitante pour l’obtenir (Francine Shapiro, 2002 ; Roques, 2004). Cette caractéristique pourrait être due comme c’est indiqué dans le paragraphe intitulé « vers un autre modèle » par une « saturation de l’empan attentionnel de stimuli non verbaux qui activent le registre psychocorporel et donc l’orientation de l’attention dans ce champ ». Ceci correspond effectivement à la « réaction d’orientation » proposée dès 1991 par Francine Shapiro, par « modification de l’état physiologique ». Cette réaction psychoneurologique a été étudiée à de nombreuses reprises. Par exemple, voir Barrowcliff et al. (2003, 2004) ; Christman et al. (2003) ; Stickgold (2002), etc.

3 - Qu’est-ce qui est efficace dans la stimulation (le mouvement par lui-même dans le cas des mouvements oculaires, la saisine d’aires cérébrales afférentes à la sensorialité et au traitement de l’information, le phénomène d’attention) ?

Pour ce qui est du rôle des mouvements oculaires, parmi les hypothèses, on peut avancer que cette modification pourrait être due à une réaction de relâchement (Francine Shapiro 1989, 1991). Elle déclare en 2001 (Manuel de l’EMDR, InterEditions, mai 2007) que celle-ci peut être « induite par la formation réticulée (qui cause une inhibition musculaire dans l’état REM) ou par d’autres mécanismes qui activent le système nerveux parasympathique. Le système parasympathique inhiberait le système nerveux sympathique qui est associé aux réactions de peur comme « se battre ou fuir » engendrées par le trauma. Voir aussi Posner et Dehaene (1994) à propos des systèmes cérébraux responsables du relâchement et de la refocalisation de l’attention.

Parmi les autres hypothèses on peut citer les travaux antérieurs sur les mouvements oculaires saccadés (Nelson, Mc Carley & Hobson, 1983) en rapport avec les mécanismes du tronc cérébral induisant le REM et ceux en imagerie cérébrale humaine (Hong et al., 1995) montrant que les mouvements oculaires pendant le sommeil REM et à l’état d’éveil activent les mêmes aires cérébrales. Le rapport entre le sommeil (REM et non-REM) et l’EMDR est étudié en détail par R. Stickgold (2002). Le rôle des mouvements oculaires est prépondérant dans le processus de désensibilisation et de préférence conduit d'une manière saccadée, comme le soulignait encore en 2005 Francine Shapiro au cours du 6e congrès européen de l'EMDR.

Des hypothèses liées à un effet inhibiteur ont aussi été avancées de leur côté par Hedstrom (1991) et Stickgold (2002) ». Ces observations et hypothèses sont aussi celles de Pitman et al, 1993 ainsi que par Renfrey & Spates, 1994 ».

4 - D’autres facteurs concourent-ils à la réussite du traitement ?

Il est très probable que d’autres facteurs concourent à la réussite du traitement. Bien qu’on n’en ait non plus aucune preuve scientifiquement établie, on sait bien cliniquement la valeur des fonctions d’étayage et de la suggestion, ainsi que l’importance de l’alliance thérapeutique. Toutefois on objectera avec raison, que s’il existe bien un consensus pour affirmer que ces éléments interviennent au cours de toutes sortes de traitements, on ne saurait les retenir systématiquement pour ce qui est de l’EMDR. En effet, dans le cadre du traitement d’un traumatisme psychique simple (un viol, un accident, un attentat, etc.), il existe de nombreux exemples où la thérapie EMDR s’est avérée efficace en une seule séance et il s’agissait d’une première séance. Ainsi, il est difficile d’attribuer la guérison à la force de l’alliance thérapeutique, puisque raisonnablement on ne peut affirmer qu’elle se soit mise en place en si peu de temps. Bien sûr, on peut objecter à cela que dans nombre de pratiques thérapeutiques (voire hors de l’exercice de celles-ci, comme le miracle religieux l’atteste par exemple), on trouve depuis longtemps des témoignages de guérison rapides ou/et mystérieuses (cf. le shamanisme, le baquet de Mesmer, la méthode Coué, etc.), sans oublier l’effet placebo. L’objection ne peut pourtant pas être retenue, puisque dans le cadre du traitement par l’EMDR d’un traumatisme psychique simple, le taux de guérison est fréquemment de l’ordre de 80%, voire plus (cf. David Servan-Schreiber – Guérir, 2003 ; Wilson, S., Becker, L.A., & Tinker, R.H., 1995 ; Marcus, S., Marquis, P. & Sakai, C., 1997 et al. ; Rothbaum, B., 1997). Aucun soin, aucun effet placebo, n’a jusqu'à ce jour réalisé durablement ou non une pareille performance.

En conclusion nous pouvons dire qu’effectivement les hypothèses neurologiques avancées par beaucoup de chercheurs sont à l’heure actuelle insuffisantes et même peuvent effectivement sembler naïves, si l’on se réfère à la complexité du cerveau et de ses mécanismes. Elles ne le sont pas plus toutefois que celles qui ne voient en l’EMDR qu’un assemblage de techniques éprouvées par d’autres thérapies (Gestalt, psychanalyse, TCC, hypnose, etc.), puisque à part les thérapies comportementales et cognitives aucune n’a fait l’objet d’étude contrôlée (et que l’EMDR diffère notablement des TCC). De fait l’EMDR ne relève d’aucune en particulier et ce n’est que par rapprochement de quelques uns de ses composants, que l’on y a vu des correspondances. La particularité de l’EMDR reste la stimulation sensorielle généralement appliquée sous une forme bilatérale alternée et le plus souvent par le biais des mouvements oculaires. Aujourd'hui (il faut reconnaître humblement le fait), nous ne savons pas exactement pourquoi cette thérapie est si active. Nous ne pouvons faire que des hypothèses. Parmi celles-ci, figurent celles qui ont été exposées plus haut. Il faut bien reconnaître que ce sont les recherches d’origine neurocognitives qui paraissent être les plus prometteuses, même si elles sont forcément insuffisantes compte tenu de la complexité du fonctionnement cérébral. De ce fait, il est vraisemblable que notre incertitude n’est pas près de s’éteindre, même si la recherche qui se poursuit s'avère fructueuse.

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12 août 2007

Nouvelle coiffure

01 02

Voilà ma nouvelle coiffure, mais je ne montrerai pas mon visage, je n'ai pas envie qu'on me reconnaisse, après je ne serai plus libre d'écrire ce que je pense.

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08 août 2007

Être une femme

homme_moderneIl y a plein d'avantages à être une femme, mais en ce qui me concerne il y a 3 choses que je déteste dans le fait d'être une femme :

1. mes grosses fesses (qui ne sont pas si grosses que ça selon Doudou, mais je ne suis pas convaincue)

2. avoir mes règles... les serviettes c'est chiant et les tampons, j'ai du mal

3. les hommes : surtout ceux qui me sifflent ou qui me crient dessus comme ce type devant la maison duquel je passe tous les jours pour aller travailler. Je viens de passer devant chez lui, et à 20m il me crie "bonjour voisine". Sauf que je ne suis pas sa voisine, parce que si j'étais sa voisine, je serai aussi la voisine de toutes les personnes qui habitent dans un rayon de 1km. Non seulement il me saoûle, et je ne lui ai pas répondu, mais en plus, je ne le trouve pas net. Lundi je faisis mes courses et il est arrivé derrière moi en me disant encore "bonjour voisine" avec une expression de malade... Je sens que je vais demander à Doudou d'aller lui dire bonjour, en voisin, histoire de le calmer. Parce que quand même, il me fait peur. Bon et en dehors de ce taré, j'ai quand même l'impression que la majorité des hommes pensent avec leur pénis qu'ils ont tout petit.

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28 mars 2007

Mais qu'est-ce qu'il y a dans le sac de Elle?

sac_de_elleA l'intérieur, il n'y a pas tant de bazar que ça...
1. mes lunettes, que je ne mets jamais et que du coup je ne vois pas grand chose
2. les clés de ma grande maison
3. les clés de la boutique

4. des schewing gum qui arrachent mais qui sont super bons
5. mon portable, toujours allumé, jamais bien loin
6. les clés de ma petite voiture, qui est toute sale, si quelqu'un se propose pour la laver, je suis partante
7. un stylo que j'ai piqué sur un salon pro
8. des kleenex pour essuyer mes larmes en ce moment
9. un baume pour mes petites lèvres fragiles
10. les papier de ma petite voiture toute sale... voir n°6
11. mes papiers (carte d'identité et permis)
12. porte-monaie payé 4 euros mais qui est bien utile, surout qu'il fait aussi porte cartes de fidélité, il est d'ailleur prêt à exploser

Et volà ce que contient mon super beau sac!!! et retrouvez les sacs d'autres filles, mais y'a aussi des mecs, ici : http://sacdefilles.canalblog.com/

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24 mars 2007

Premier rendez-vous...

Oh quel joli titre, qui rappelle bien des émois... mais non, on redescend sur terre, c'était le premier rendez-vous de ma vie avec un psy.
Oui oui, maintenant, moi aussi j'ai un psy, et je retourne le voir dans une semaine.
Je stressais d'aller voir un psy, plein de questions sur la façon dont se passe un rdv, sur ce que j'allais bien pouvoir lui dire etc etc etc.
Ca s'est bien passé, il m'a mise à l'aise, et m'a posée plein de questions sur moi, mes parents, mon compagnon... et je n'ai même aps été génée pour parler, ni pour répondre à toutes ses questions.

Bon, je lui ai dit tellement de choses, et c'est tellement dans tous les sens dans ma tête, évidemment, ça ne paraît pas limpide comme ça. C'était un débrousaillage. Il m'a dit qu'il aurait bien d'autres questions à me poser pour mieux me connaître et me comprendre.

Suite au prochain épisode donc!

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21 mars 2007

Test : fini

Voilà, les tests sont faits, il n'y en aura plus... en même temps, pour une fois, les résultats sont bons...
Je vous ai dit que j'ai pris RDV avec un psy et que je le vois vendredi?

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Tests : parce que je suis une fille et que les filles font des tests... 3

18Avez-vous un fort Quotient Erotique?

Vous êtes ascétique

Vous n’avez jamais été très branchée sexe (par manque d’intérêt, d’excitation, de plaisir…). Etes-vous comme 30% des femmes qui ont rarement ou jamais d’orgasmes, comme 10% des Françaises qui se disent frigides. Ou peut-être êtes-vous alors particulièrement «désérotisée» en ce moment, en manque d’appétit.

Votre problème

Vous n’avez jamais eu vraiment envie, vous n’avez plus envie. Vous avez peut-être été déçue par une première expérience sexuelle ou par des histoires… sans amour. Aujourd’hui, vous associez plus ou moins consciemment la sexualité avec quelque chose de sale, de honteux. Chez vous, le sexe et la tendresse sont souvent déconnectés.

Le bon régime pour vous

1. Si vous n’avez presque jamais envie.
L’appétit, ça passe d’abord par la tête. C’est une histoire de chimie cérébrale. Qu’est-ce qui tue l’envie? Le manque de plaisir. Si vous retrouvez le chemin du plaisir, vous retrouverez automatiquement celui du désir. Pas facile, dites-vous? Faux.
Le désir, c’est aussi une affaire de volonté. Avoir envie d’avoir envie, ça ne dépend que de vous. Pour cela, vous devez oublier vos préjugés négatifs sur le sexe, accepter de vous donner une deuxième ou une nouvelle chance, passer par la tendresse et l’amour pour renouer avec le plaisir. Après, comme on dit, «l’appétit vient en mangeant».

2. Si vous n’éprouvez presque jamais de sensations.
Les sensations, ça passe avant tout par le corps. Si vous n’avez pas de plaisir, c’est que vous êtes trop coupée de votre corps. D’abord, vous devez vous le réapproprier. Comment? Renouez avec vos sensations physiques: mettez-vous au sport ou faites-vous des «chauds et froids». Allez au hammam, au sauna.Le soir, prenez un bain chaud (la chaleur libère des endorphines, ces fameuses hormones naturelles qui restaurent le plaisir), puis filez sous une douche glacée: rien de mieux et de plus rapide pour vous sentir bien… disposée.

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Tests : parce que je suis une fille et que les filles font des tests... 2

44Testez votre appétit sexuel

Menu diète

Votre appétit ne demande qu’à s’éveiller, encore faut-il le susciter! Votre libido est à la diète. En ce moment, le sexe, ce n’est pas votre truc. Vous n’avez peut-être pas encore rencontré le partenaire doué, capable de vous comprendre et de vous amener au plaisir à votre rythme puis au sien. Ou alors, vous vous êtes blindée après une déception pour ne pas souffrir. A moins que le côté animal de la chose vous rebute parfois.

Vous le vivez bien
Et vous avez raison! Vous n’allez tout de même pas vous prendre la tête sous prétexte que vous ne faites pas l’amour, ou pas assez, si cela ne vous manque pas! En matière de sexualité, il n’y a pas de norme. Si vous avez un tout petit appétit et que cela ne frustre ni votre compagnon ni vous, où est le problème?

Vous le vivez mal
Vous savez que l’appétit vient en mangeant et vous regrettez parfois de ne pas éprouver de désir, de ne pas avoir de fantasme, de ne pas connaître assez le plaisir. Vous souffrez peut-être de dépression: cela tue le désir. Ne vous refusez pas le plaisir des fantasmes: c’est votre petit cinéma intérieur, il vous appartient, et personne n’en saura rien. Vous avez peut-être un partenaire qui ne sait pas vous satisfaire. Vous êtes en vacances, c’est le moment d’en parler et d’essayer de faire évoluer votre sexualité. Essayez d’abord les caresses et la tendresse. Redonnez vie à la jeune fille prête à tous les plaisirs qui sommeille toujours en vous. Jouez avec votre corps et votre imagination, et avec ceux de votre partenaire, sans jamais oublier qu’en matière de sexualité, tout se passe d’abord et avant tout dans la tête.

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Tests : parce que je suis une fille et que les filles font des tests

50Quel est votre profil psychosexuel?

Vous êtes à cheval sur 2 profils


Vous êtes une érotique 

Caractéristique: l’oralité.
Zone érogène: la bouche.
Sens le plus développé: la vision.
Activités privilégiées: parler, voir.
Dominante affective: la frustration.
Point fort: l’attention à l’autre.
Handicap: la dépendance.

Profil général…
Vous avez été sevrée trop brutalement du sein maternel, séparée trop tôt de
votre maman. Vous n’avez pas reçu votre compte de biberons quotidiens, vous avez été interdite de tétine, privée de votre pouce…
Aujourd’hui, vous êtes en manque, vous avez une nette tendance à l’insatisfaction chronique. Même quand tout va parfaitement bien, votre vie hyperbookée, vos nuits d’amour, vous n’êtes jamais totalement heureuse, contente. Vous voulez toujours plus: plus de plaisirs, plus de câlins, de sorties, de restos, de vacances, de cadeaux… Vous avez une espèce de boulimie (d’amour, de nourriture, de lecture…) que rien ne peut combler, en tout cas pas durablement. Vous êtes très active avec votre bouche (pas seulement sexuellement). Vous êtes tout le temps en train de grignoter quelque chose, de suçoter un crayon, une bouteille d’eau minérale, de tirer sur une cigarette, de buter sur les mots, ou vous parlez sans cesse.

Avec les autres
Un seul désir: être aimée (d’abord), aimer (ensuite). Une très grande peur: la perte d’amour. Plus ou moins incapable d’être seule, vous avez tout le temps besoin des autres pour vous dire quoi faire ou pour vous tenir la main. Dans vos rapports, vous êtes séduisante, sympathique, trop par-
fois (à la limite de la familiarité) et très indulgente. Vous êtes prête à
tous les renoncements, à tous les compromis (voire à quelques complaisances) pour être bien avec tout le monde. Vous êtes aussi généreuse, donnant beaucoup de vous-même, devenant très vite indispensable: un besoin de rendre service qui devient parfois un peu étouffant.

Sexuellement
Vous avez des pulsions, des désirs forts, qui vous font un peu peur. Alors vous les niez ou vous les déplacez dans des domaines moins dangereux. Chez vous, le sexuel a tendance à envahir le non-sexuel. Vous érotisez beaucoup vos rapports quotidiens. Par exem-
ple, en faisant fantasmer des hom-
mes (votre patron, le boulanger…) alors que vous n’avez pas l’intention de passer à l’acte. Ou en compensant (dans la nourriture, le shopping, la lecture) vos éventuelles frustrations sexuelles ou affectives.



Vous êtes une obsessionnelle

Caractéristique: l’analité.
Zone érogène: la région anale.
Sens le plus développé: l’odorat.
Activités privilégiées: sentir, écouter.
Dominante affective: la culpabilité.
Point fort: la confiance en soi.
Handicap: la rigidité.

Profil général…
Normalement, en apprenant la propreté (je fais/je ne fais pas), l’enfant découvre l’alternance (et l’équilibre) garder/donner, contrainte/plaisir. Chez vous, les choses n’ont pas été aussi simples. On vous a sans doute mise trop tôt ou trop tard sur le pot!
Aujourd’hui, pour vous, le plaisir est toujours associé à des sentiments de culpabilité. Vous avez fortement intériorisé les modèles et les interdits familiaux, les principes (trop stricts) de votre éducation, la crainte des punitions. Vous êtes dominée «par l’angoisse morale au lieu de l’être par la perte d’amour» (comme les personnalités érotiques), dixit Freud. En termes de caractère, cela donne une dose élevée de confiance en soi (en apparence) mais, au fond, ce sont souvent des problèmes moraux étouffants, des doutes et des prises de tête.

Avec les autres
Vous avez du mal à vous laisser aller, à être en confiance. Vous supportez difficilement les conseils et les interventions. Quant aux critiques, n’en parlons pas. Vous êtes souvent persuadée que vous détenez la vérité et qu’il n’y a qu’une seule bonne manière de faire les choses: la vôtre. Vous avez des habitudes, des méthodes et des programmes. Vous détestez les changements, les improvisations et les surprises. De nature plutôt perfectionniste, vous cherchez à trop bien faire. Mécontente de vous, vous avez tendance à en vouloir aux autres, à les accuser de tous vos problèmes. Compliquée? Oui, parce que, bien souvent aussi, vous passez du tout au rien: vous avez des crises de «je- m’en-foutisme», des périodes où vous faites n’importe quoi.

Sexuellement
Vous avez tendance à céder à vos pulsions avec mauvaise conscience. Un peu stéréotypée dans votre approche du plaisir, vous êtes souvent attirée par le même genre d’homme. Vous avez besoin de rituels, de cérémonials (vous prolongez les préliminaires). Méfiante, vous craignez toujours de vous faire avoir. Vous n’avez rien d’une «impatiente sexuelle» (même si vous avez parfois des crises d’hypersexualité).Vous n’êtes pas du genre à multiplier les partenaires (vous faites vite «petit couple» avec des côtés casaniers).
Pendant l’amour, vous aimez contrôler la situation. Vous avez souvent des blocages, des dégoûts insurmontables.

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10 mars 2007

Elle est sous la couette

Quand je ne travaille pas, le premier plaisir de la journée, c'est de rester sous la couette jusqu'à pas d'heure. Ce qui veut dire que je me lève rarement avant 11h30 ou midi, voire beaucoup plus tard!
Aujourd'hui, la grasse mat' s'est terminée vers 10h30, ce qui pour moi, mérite à peine le nom de grasse mat'. En réalité, je trouve que ça n'en est même pas une, mais j'ai la crève et je n'arrivais plus à dormir, alors je me suis levée et je me suis fait un grand bol de chocolat, de la brioche tartinée de beurre, et maintenant, je vais me préparer pour aller me faire dorloter chez le coiffeur. Parce que je dois vous l'avouer, mon coiffeur est tellement doué, qu'il n'y a que lui qui a le droit de toucher mes cheveux. Il sait ce que j'aime, et c'est même au point où des fois, j'ai envie de changer de tête, je vais le voir, et je lui dis : "Je ne sais pas ce que je veux, faites ce que vous voulez", j'ai toujours adoré le résultat.
Mais là, j'ai décidé de me laisser pousser les cheveux, donc il faut entretenir la coupe pour que je ne finisse pas avec une tête d'épouvantail à moineaux, duquel je ne suis pas très loin à l'heure actuelle, il faut bien l'avouer!

Bref, là, je suis moche, et en début d'apr'm je serai magnifique. Je sais j'exagère un peu, mais bon, après tout... :)

Posté par ctoutelle à 11:40 - Qui est Elle? - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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