17 septembre 2008
Anne-Sophie de la Coquillette
Mon travail fait que je suis en contact avec du public, pas tout le temps, mais très souvent quand même. Tout l'été, je n'ai eu des pénibles un peu, voire beaucoup, neuneus, autrement appelés les bidochons.
Mais depuis que je suis rentrée de vacances, les bidochons ont tous disparus, ces assistés sans cerveau ont dû s'exiler ou alors ils se sont tous dit qu'il fallait qu'ils aillent voir ailleurs s'ils y étaient.
Le problème vient du fait qu'ils ont laissé leur place à des bourges insupportables. Depuis hier, je n'ai que ça : des connes bourgeoises qui pensent que parce qu'elles demandent je dois obéir. Elles me prennent pour les renseignements :
La bourge : bonjour je voudrais les horaires de la ligne qui va de là à ici, mais je ne connais pas le numéro
Moi : sans le numéro, ça ne va pas être facile, je ne travaille pas à la société de transports en commun. Vous auriez le numéro on pourrait se débrouiller mais là...
La bourge : vous vous renseignez et je repasse plus tard !
Moi : non Madame, je vous donne les coordonnées et vous les appelez.
Les bourges sont tout aussi assistés mais en plus ils sont insuportables et pédants. Autant, les bidochons ne comprennent pas toujours tout et il faut tout leur expliquer deux fois mais je supporte parce que je me dis que pour la plupart, ils n'en font pas exprès ; autant, les bourges, je ne les supporte pas et je n'aime pas le ton supérieur qu'ils prennent avec moi. Comme je suis du genre "sympa mais faut pas se foutre de moi", ils comprennent très vite qu'il faut pas pousser mémé dans les orties.
Tiens gentil petit Tinternaute, encore une que je viens d'avoir au téléphone :
La bourge : bonjour pourriez vous me faire parvenir le programme des journées du patrimoine ?
Moi : (et s'il vous plait ça t'écorcherait ?) désolée madame, mais nous n'en avons plus.
La bourge : ah ! mais on ne vous le demande pas ?
Moi : si, c'est bien la raison pour laquelle nous sommes en rupture de stock. Si vous avez internet vous pouvez le télécharger en ligne.
La bourge : non ! Internet quelle idée. Et vous n'en avez même pas un que vous pourriez me photocopier ?
Moi : ça tombe mal, le copieur est en panne.
La bourge : et si je passe, vous me le donnez, je fais des photocopies et je vous le rapporte ?
Moi : (mais bien sûr ! et tu veux pas 100 balles et un mars ?) non, ce n'est pas possible, je dois en avoir un en consultation.
La bourge : et vous ne pouvez pas en avoir d'autres d'ici samedi ?
Moi : vous savez, le temps que le courrier arrive, on les aura lundi ! Mais vous pouvez en trouver à la médiathèque par exemple, je sais qu'ils en ont...
Bref, aller à la médiathèque, elle ne voulait pas, ça la faisait se déplacer... sauf que venir le chercher ici, le photocopier et me le rapporter... sauf erreur, elle aurait dû aussi se déplacer...
Mais tuez-les !!!
Commentaires
je compatis, j'ai à peu près les mêmes énergumènes au sein de mon travail ! c'est parfois très drôle mais c'est souvent très pénible et surtout qu' il faut absolument garder son sang froid. J'y arrive à peu près sauf en ce qui concerne l'agressivité, dans ces cas là j'avoue que mon impulsivité a bcp de mal à être maîtrisée.
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